NPA Sud Deux Sèvres

Poitiers Le rassemblement d'hier soir contre la répression des mouvements sociaux a réuni dans le calme près d'un millier de personnes.
Une manif dans le calme. Enfin. Pourtant, après les incidents de samedi dernier lors de la manifestation au parc de Blossac (lire CP du 19 octobre), la tension était palpable dans Poitiers. Mais hier soir, pas d'incidents. À l'appel du comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, près d'un millier de personnes ont encore défilé dans les rues de Poitiers entre la place Leclerc et celle du marché Notre Dame, évitant soigneusement de passer devant le palais de justice et son cordon de CRS.
« Marre des guignols »
En tête de cortège, une banderole : « Solidarité avec tou-te-s les inculpé-e-s ». En passant rue du marché, les boutiques Bouyges et orange baissent leur rideau métallique pendant que le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) assure le service d'ordre. Les premiers manifestants hurlent : « Y a en marre de ces guignols qui ferment les usines et les écoles et ouvrent les prisons ! Y en a ras-le-bol ! ». Plus loin, on lit un autre slogan : « École, usine, prison. Du berceau au tombeau, l'État veille sur toi ».

Plus politisée que samedi dernier, la manifestation arrive Place du marché. Les responsables politiques se succèdent au mégaphone. Éric Joyaux, pour les verts a réclamé « la préservation des libertés » et regrette que le cortège ne s'arrête pas place de la Liberté. Pour Maryse Desbourdes (NPA), « la révolte ne doit pas aller dans des voies sombres ». Elle appelle à s'engager « à visage découvert » toute en condamnant « la justice qui fait du chiffre ». Yves Jamain pour le Parti Communiste dénonce « le procès politique » et demande « la liberté et le droit de manifester ». Du côté du Parti de gauche de la Vienne, Thierry Mirebeau s'interroge : « On ne va pas réguler tout le malaise social avec l'emprisonnement ».

« Déclaration solennelle »
Durant cette manif, un document circule. Intitulé « Déclaration solennelle », il est signé par les groupes Communiste, Verts, Modem, Pour une alternative à gauche, et Socialiste de la mairie de Poitiers. Extrait : « ... les élus municipaux en appellent aujourd'hui au sens de la responsabilité de chacun évitant l'amalgame et en refusant les engrenages... La sécurité est un bien public républicain et les Poitevins n'aspirent désormais qu'à une chose : vivre de nouveau sereinement dans une ville apaisée ».

DELION Bruno
Mar 20 oct 2009 Aucun commentaire