Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 11:27
La Nouvelle république
 
Vendredi soir, à Blois, il a indiqué qu'il comptabilisait 360 parrainages (chiffre de jeudi dernier), il lui en manque à peu près 150. Interrogé sur la situation de l'emploi en France, depuis 1981 le chômage n'est pas passé en dessous de la barre de 7 %, il a mis l'accent sur plusieurs solutions. « On interdit les licenciements et les suppressions d'emplois dans les services publics. Et on discute d'une réduction du temps de travail. Parce qu'on a bien entendu Sarkozy (jeudi) qui a fait ses vœux devant le milieu économique et de l'emploi à Lyon où il a expliqué que les 35 heures étaient responsables des difficultés et en partie des délocalisations. Tout ça pour nous c'est du pipeau, c'est mensonger. Aujourd'hui, il y a du chômage, il faut répartir le temps de travail entre tous et ce n'est pas les 35 heures qu'il faut défendre, c'est plus que ça, c'est aller vers les 32 heures. Il faut répartir les richesses et le temps de travail. Et on en revient à cette idée qu'on prend les banques en main. Tant qu'on restera dans ces rapports capitalistes de course à la rentabilité, de logique de profit, de concurrence, on ne sortira pas de la crise et on le voit parce que les recettes d'aujourd'hui de Sarkozy et de Hollande et de toute la bande c'est les mêmes recettes depuis 30 ans. Ensuite la question du coût du travail, ça revient en permanence. On va encore une fois réduire les cotisations sociales du côté du patron pas des salariés et c'est toujours les mêmes solutions et on sait très bien par avance que le chômage continuera à monter. Si je suis élu, je sais que ce sera compliqué d'imposer au Medef et au CAC 40 l'arrêt des licenciements. Ça suppose que derrière il y a un contexte social qui soit différent. »
Philippe Poutou, hier soir au côté de Maryse Desbourdes.
 
Philippe Poutou, hier soir au côté de Maryse Desbourdes. - (Photo Mathieu Gouy)

 

Il était hier matin dans « son usine » Ford à Blanquefort en Gironde en train de gagner sa vie : « Je suis un véritable ouvrier, ce n'est pas pour faire joli pendant la campagne », rappelle avec le sourire Philippe Poutou, candidat du NPA à l'élection présidentielle. L'après-midi, il sillonne les routes de France pour être dans des (petites) salles à décliner son « programme d'urgence ». Le programme de son parti qu'il porte pour cette échéance, un peu par hasard. Pas facile quand on plafonne à 0,5 % : « Le moral n'est pas toujours au beau fixe mais si nous arrivons à faire 4 ou 5 %, nous redonnerons confiance aux opprimés », estime le candidat qui a levé les doutes quant aux signatures : « Nous sommes au même nombre de signatures qu'en 2007 à la même époque. Nous les aurons. ». Pour une candidature témoignage ? « Pas du tout. Notre but est de faire changer les choses. Nous refusons de payer la crise, faut que ça pète. Y'en a marre de subir. La révolte existe, la colère est là ». Philippe Poutou est-il pas prêt à vendre son âme pour aller dans un gouvernement de gauche ? « Virer Sarkozy, c'est le petit truc qui nous ferait plaisir mais Hollande et Sarkozy ont la même politique européenne. C'est une caste ces professionnels de la politique » Et Mélenchon ? « C'est pareil, il s'entendra avec Hollande pour qu'il fasse partie du gouvernement. Nous, nous faisons de vrais choix politiques : combattre de front le capitalisme. Cela passera par la rue pour prendre notre avenir en main. »

Hier, les organisateurs de la réunion publique avaient réservé une salle pouvant contenir une centaine personnes à la Maison du peuple. Elle était pleine.

Didier Monteil
Par NPA 79 Sud Deux Sèvres - Publié dans : PRESIDENTIELLE - Communauté : les anti-capitalistes
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