Dimanche 27 septembre 2009
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La guerre des faux-semblants continue entre le PCF et le NPA. Lundi 28 septembre, le parti d'
Olivier Besancenot convie le PCF, le Parti de gauche, la Fédération, les Alternatifs, mais aussi Lutte ouvrière et... le Parti
communiste des ouvriers de France (ex-maoïstes) à préparer les élections régionales. Pour le PCF, pas question de lui laisser le flambeau de l'unité : vendredi, les amis de
Marie-George Buffet ont rendu public une déclaration commune avec le Parti de gauche et la Gauche unitaire, annonçant que leur
alliance pour mars 2010 est d'ores et déjà scellée.
Le texte était dans les tuyaux depuis la Fête de
L'Humanité mais
Jean-Luc Mélenchon, soucieux de ne
pas s'engager trop vite alors que M
me Buffet entretenait le flou sur sa stratégie en recevant
Martine
Aubry en majesté, avait refusé de le signer. Ses exigences ont, depuis, été satisfaites. La déclaration commune annonce ainsi la création d'un
"comité de liaison permanent" du Front de
gauche - alliance électorale issue des européennes - chargé d'élaborer au plus vite
"une plate-forme partagée" et d'
"enraciner le Front de gauche dans la durée".
"Rassemblement"
Pour M
me Buffet, il s'agit de montrer, alors que la direction du NPA continue à faire la fine bouche, que la priorité c'est le
"rassemblement" avec ses partenaires des
européennes. Pour enfoncer le clou, les signataires annoncent même la tenue de ce
"comité de liaison" dès la semaine prochaine.
L'accord avec le NPA semble, lui, plus hypothétique. Affichant toujours une "volonté d'unité", sa direction multiplie les signes inverses. Dimanche, elle a durci ses conditions de ralliement - en
excluant toute participation à un exécutif régional avec le PS et les Verts. Et lundi, elle envisageait, dans un projet de
"communiqué commun" déjà rédigé, de demander qu'un éventuel
accord électoral de listes autonomes au premier tour soit appliqué dans les vingt-deux régions de l'Hexagone. Une manière de poser une condition difficilement acceptable par le PCF qui, s'il dit
vouloir dans une majorité de régions présenter le Front de gauche, a prévu dans quelques cas, comme en Bretagne, Pays de la Loire ou les Ardennes, de s'allier dès le premier tour avec le PS.
"Ce n'est pas très bien parti", commente
Pierre Laurent, numéro deux du PCF.
Ces négociations en trompe- l'oeil se déroulent alors qu'au sein du PCF une autre bataille, plus sourde, se mène sur la désignation des têtes de liste. Ainsi en Ile-de-France, la candidature de
Patrick Braouezec rencontre de fortes réticences de M
me Buffet. Difficile d'envisager de laisser un
opposant de longue date conduire la liste dans "sa" région.
Depuis quelques jours, le nom de Pierre Laurent est avancé comme celui qui
"peut rassembler les communistes". Mais la partie est compliquée : M. Braouezec, député de Seine-Saint-Denis,
dispose d'une notoriété certaine parmi les élus.
"Beaucoup considèrent que sa candidature est légitime ", assure
Daniel Brunel, vice-président du conseil régional. Mais
"attention de ne pas nous faire le coup de la présidentielle où le PCF a décidé
seul, sans tenir compte de ses partenaires". Décidément, l'unité est un combat.
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