Mardi 15 septembre 2009
2
15
/09
/Sep
/2009
18:38
Marie-Georges Buffet (PCF) avec à sa droite Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) et Christian Picquet (Gauche unitaire) le 12 septembre lors de la Fête
de l'Humanité.
Marie-George Buffet a réussi sa démonstration : avec plus de 600 000 personnes comptabilisées en trois jours à la Fête de
L'Humanité, qui se tenait à La Courneuve, la numéro un
communiste a pu montrer que le PCF continue à peser à gauche. L'affiche musicale était belle, certes, mais les débats ont également attiré beaucoup de monde. Et dans les allées, les discussions sur
les contours des alliances aux régionales passionnaient autant que les concerts.
"Notre fête est un acte fort de résistance", s'est félicité la secrétaire nationale, lors de la réception donnée samedi. Du PS aux Verts, en passant par le Parti de gauche et Lutte ouvrière,
toute la gauche était représentée, à l'exception du NPA dont les dirigeants ont boudé la réception. M
me Buffet s'est efforcée d'assurer, d'un côté, à ses partenaires du Front de gauche
qu'elle était favorable à des listes autonomes aux régionales et, d'un autre, de montrer au PS qu'elle ne coupait pas les ponts. Elle a donc lancé un appel en faveur d'
"un débat d'idées pour
l'émergence d'un projet" à gauche. Le PS s'est empressé de répondre positivement.
"La priorité, c'est le rassemblement de la gauche", a insisté
Martine Aubry, dimanche.
La secrétaire nationale a aussi précisé sa stratégie pour les régionales. Pour elle, ce sera avec le Front de gauche - l'alliance avec le Parti de gauche et la Gauche unitaire :
"Remettons
l'ouvrage sur le chantier pour donner plus de forces au Front de gauche", a dit M
me Buffet. Le PCF propose à ses partenaires de
"coorganiser" des
"ateliers sur le
projet" et d'inviter l'ensemble des organisations de gauche et écologiste à en débattre.
Sur sa faim
Mais M. Mélenchon restait sur sa faim. Pour lui, l'ambiguïté d'un possible élargissement de l'alliance électorale aux socialistes n'était pas levée.
"Il n'y a pas de plate-forme partagée avec
le PS, alors disons-le !", bougonnait le député européen. La direction du PCF s'est efforcée d'éteindre la polémique.
"Le choix du Front de gauche est durable. Mais nous voulons, lors des
ateliers, pousser les contradictions qu'il y a dans toutes les formations et élargir ce front", lui répondait
Pierre Laurent, numéro deux, un peu plus tard.
En clair, le PCF espère attirer des militants socialistes et écolos. Une
"offre nationale" sera faite le 24 octobre, a insisté M. Laurent, pour mieux souligner que la ligne communiste ne
sera pas à la carte selon les régions. La précision vaut tant pour M. Mélenchon que pour la base, qui s'impatiente.
"Les militants en ont marre des alliances avec le PS. Cette fois-ci, la coupe
est pleine !", assure ainsi
Anne Joulain, conseillère municipale à Poitiers. Le NPA, lui, a posé ses
conditions : le
"refus de participer à tout exécutif" avec le PS et les Verts. Et prépare ses listes au cas où elles ne seraient pas reprises.
Derniers Commentaires