Jeudi 10 septembre 2009
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La jeune association des producteurs de lait indépendants (APLI) s'apprête
à déclencher une grève du lait dans les exploitations. Une action imminente.
Près d'une centaine d'adhérents ou professionnels de la filière laitière, mercredi soir à Secondigny. Dans un secteur confronté à une sérieuse crise, la jeune association des producteurs de lait
indépendants (APLI) a réussi un joli coup. Autour du délégué départemental Fabien Laurentin, Philippe Varacher et Jacques Seegers, ses homologues de Charente et Charente-Maritime. Avec les renforts
de Jean-Paul Gobin et Michel Germond, représentants respectifs de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale. Mot d'ordre de la soirée : la grève du lait. « Les gens accumulent les
difficultés. Rien ne se passe. Il faut que ça bouge », soutient Fabien Laurentin. Par un vote à main levée, le principe d'une action collective a été arrêté. Des grandes bâches seront installées
sur les bords des routes pour informer le public. Concrètement, au feu vert du président national de l'APLI, les laiteries ne seront plus desservies.
« Une trentaine de producteurs sont déjà
partants », indiquait hier Fabien Laurentin.
« Les fermes qui s'engagent seront signalées par un panneau. » Pas question de détruire le produit : le public pourra venir s'y
ravitailler gratuitement. Une opération de distribution massive, assortie d'une information aux consommateurs, est également envisagée.
Comme le plombier polonais
Pour l'APLI, l'alternative est simple :
« Le plan A, c'est le système américain. Produire à moins cher et faire du volume. Aujourd'hui, on détruit des stabulations. Le Plan B, celui que nous
avons déposé sur le bureau du ministre repose sur : primo un prix minimum que nous avons fixé à 400 € la tonne (*) pour justifier un Smic horaire ; deuzio une meilleure régulation du marché
européen. En clair, tant que l'on aura du lait irlandais à 180 €, c'est un peu comme l'histoire du plombier polonais… »
(*) Aujourd'hui, le prix moyen du lait payé aux producteurs avoisine 260 € la tonne alors que le dernier accord signé avant l'été prévoyait 280 €.
Source : www.lanouvellerepublique.fr
Par Iwant2believe
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Publié dans : EN DEUX SEVRES
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