Lundi 31 août 2009
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Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a dénoncé, samedi 29 août, les dirigeants politiques contestant la fiscalité écologique, visant indirectement
Ségolène Royal. Vendredi, l'ancienne candidate à la présidentielle a demandé le retrait de la future taxe carbone, dont l'entrée en
vigueur est prévue en 2010, un impôt qu'elle a qualifié d'
"absurde, injuste et historiquement décalé dans le temps".
Invitée à l'université d'été du PS, à La Rochelle,
Cécile Duflot a répliqué vertement.
"Toutes celles et tous ceux qui
s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues déconnectés de la réalité", a-t-elle déclaré devant les militants
socialistes.
"Cette contribution climat-énergie doit être la première pierre d'une nouvelle redistribution, d'un nouveau partage des risques parce que ceux qui polluent le plus ce ne sont pas
les plus démunis", a-t-elle ajouté.
"IL NE FAUT PAS ÊTRE COMPLEXÉ PAR LES VERTS"
La position exprimée par Ségolène Royal tranche avec celle du Parti socialiste, qui a soutenu, quoique du bout des lèvres, les conclusions de la commission Rocard chargée de jeter les bases de la
contribution climat-énergie.
"Je n'ai jamais pensé que l'écologie devait se défendre par la punition", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes, qui a demandé au gouvernement de donner la priorité au développement des
technologies propres, comme la voiture électrique.
"De quel droit un gouvernement va-t-il assommer d'impôts des familles alors qu'elles n'auront même pas le libre choix de rouler propre
?", avait-elle dit.
Son entourage démentait samedi matin toute démagogie ou erreur stratégique.
"Il ne faut pas être complexé par les Verts : la taxe carbone, c'est un impôt sur la ruralité et la banlieue. C'est
un impôt sur les pauvres", a assuré la députée
Delphine Batho.
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