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Deux hommes et une femme interpellés lundi matin 18 mai à Rouen, dans le cadre de l'enquête sur les sabotages contre des
lignes TGV, ont été transférés au siège de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a-t-on appris dans l'après midi de source policière à Rouen.
Ils sont considérés comme "proches" de Julien Coupat, soupçonné d'avoir commis des sabotages à l'automne 2008 et incarcéré depuis six mois.
Ces trois personnes, âgées de 25 à 26 ans, ont été interpellées à l'aube et leurs domiciles ont été perquisitionnés, a-t-on précisé de même source. Ils ont ensuite été placés en garde à
vue.
Contactée par nouvelobs.com lundi matin, Me Dominique Valles, l'un des avocats chargés du dossier du "groupe de Tarnac", a indiqué qu'il s'agissait de trois
personnes qui vivaient à Rouen avec deux autres jeunes gens, Bertrand et Elsa. Bertrand et Elsa avaient été interpellés en novembre en même temps que les sept autres mis en examen dans cette
affaire.
Les trois personnes interpellées ont été placées en garde à vue pour une durée pouvant aller jusqu'à 96h, par des policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat).
Aucun avocat n'aura le droit d'avoir accès au dossier et aux personnes interpellées avant 72h, a précisé l'avocate à nouvelobs.com.
"Pourquoi ces gens ne sont pas convoqués par des procédés 'normaux' ?", s'est interrogée l'avocate de Julien Coupat, Me Irène Terrel, jointe par nouvelobs.com. "Ces
procédures antiterroristes n'ont pas lieu d'être", a-t-elle martelé. Ce sont des "procédés inquiétants, des procédés d'intimidation", a-t-elle dénoncé, rappelant la manière dont
la photographe Tessa Polak, membre du comité de soutien des 9 de Tarnac, avait été interpellée fin avril par des policiers armés, et relâchée sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre elle
après 72 heures de garde à vue.
Après le nouveau rejet de la demande de remise en liberté de Julien Coupat, le 12 mai, Me Irène Terrel a indiqué à nouvelobs.com qu'elle allait continuer à faire ce qui est son
"devoir et pouvoir d'avocat", en déposant "une nouvelle demande de remise en liberté", n'ayant "pas d'autre alternative".
En novembre 2008, neuf jeunes gens, âgés de 22 à 34 ans, ont été mis en examen. Ils sont poursuivis pour "destructions et association de malfaiteurs", le tout "en
relation avec une entreprise terroriste". Les enquêteurs les soupçonnent d'avoir fondé un groupe d'ultragauche qui aurait été à l'origine des sabotages.
(Nouvelobs.com)
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