Partager l'article ! l'UMP cherche «à agiter le chiffon rouge» de l'extrême gauche: Le leader du Nouveau Parti anticapitaliste était l'invité, dimanche soir, du ...
Olivier Besancenot, dont le congrès fondateur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a eu lieu ce week-end à La Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est-il devenu le «chef d'orchestre» de l'opposition ? Xavier Bertrand, le nouveau secrétaire général de l'UMP, n'est pas loin de le penser. «Aujourd'hui, le PS a tendance à courir après l'extrême gauche. Olivier Besancenot aujourd'hui est devenu quasiment le chef d'orchestre de l'opposition à Nicolas Sarkozy. Il y a une obsession anti-Sarkozy qui est particulièrement choquante», a estimé dimanche matin sur Europe 1 l'ancien ministre des Affaires sociales.
Invité dimanche soir du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», Olivier Besancenot n'y voit pas un hommage du chef du parti majoritaire, mais plutôt «un piège». Selon lui, l'UMP, en le plaçant ainsi en tête des opposants au chef de l'État, chercherait «à agiter le chiffon rouge» de l'extrême gauche, voire réglerait «ses comptes avec le PS».
Quant à la question de savoir qui incarne donc le rôle de chef de l'opposition, Besancenot botte en touche. «Je ne pense pas que la gauche crève de ne pas avoir de leader, elle croule même d'en avoir parfois trop.» Pour lui, la vraie question, «c'est le programme».
L'ancien candidat aux présidentielles de 2002 et 2007 a plaidé pour «le droit d'imaginer un autre type de société». Mais le leader de l'ancienne Ligue communiste révolutionnaire (LCR) s'est refusé à aborder la question de la violence comme moyen pour y parvenir. Car, dit-il, «la violence est déjà là» : «La violence, c'est le gouvernement qui envoie les CRS contre les sans-papiers», a-t-il ajouté.
Concrètement, il se déclare favorable à «une combinaison du suffrage universel et de la démocratie directe». Mais veut-il réellement un jour prendre le pouvoir ou rester dans une posture contestataire ? Olivier Besancenot a une formule toute faite : «Prendre le pouvoir, sans se faire prendre par le pouvoir»…
Après avoir appelé à un «nouveau Mai 68» samedi dernier, Olivier Besancenot a reconnu qu'il espérait que la journée de mobilisation du 29 janvier ne resterait pas sans suite. «Je ne pense pas une seconde qu'il ne faudrait pas une autre journée de mobilisation.» Car, explique-t-il, ouvrir des négociations avec les syndicats ne suffit pas. Il est en persuadé, seul «le rapport de force» et «une mobilisation d'ampleur» fonctionnent avec le gouvernement. «Il suffit de regarder ce qui se passe en Guadeloupe», dit-il.
En revanche, sur les solutions qu'il propose pour changer la société, il s'est montré plus évasif. Interrogé sur le plan d'aide aux banques du gouvernement, il a biaisé. Pour lui, «le ver est toujours dans le fruit». Sa proposition ? Placer toutes les banques «sous le contrôle des salariés et des utilisateurs»…
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