L'Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires. C’est pour cela que les gouvernements de l'Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques. Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution […]
Tout est à nous ! N°111 Depuis quelques années, la production agricole et alimentaire devient une question politique majeure. Les crises sanitaires, environnementales et sociales se multiplient au Nord comme au Sud, illustrant les conséquences des politiques capitalistes conduites en matière agricole. En même temps, des alternatives au productivisme s’enracinent en prouvant de manière concrète qu’il est possible de cultiver autrement. Ce dossier essaie de donner des explications de fond ainsi que des réponses à l’actualité récente. Mais il ne faut pas se leurrer, derrière la multitude de ses manifestations, la crise n’a qu’une seule source : un capitalisme appliqué au vivant qui nuit aveuglément aux travailleurs, aux populations et aux ressources naturelles, au profit de l’industrie agroalimentaire. En finir avec cette situation devient urgent ; il faut revenir sur les accords de libre-échange et remettre en cause le pouvoir des grands groupes en les expropriant, promouvoir les […]
Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde. Heureusement, la révolution française c'est autres chose que les bombardements de civils en Afghanisatan ou en Libye. Les réactions scandaleuses et nationalistes de François Fillon ou Marine Le Pen sont à la mesure de la politique d'intervention qu'ils soutiennent. Avec Eva Joly, nous exigeons l'arrêt de ces défilés coûteux et provocateurs et le retrait de toutes les troupes françaises engagées dans des combats meurtriers contraires aux intérêt des peuples.
Éric Aba et Raphaël Greggan - Tout est à nous ! Le comité de pilotage (Copil) de la conférence nationale sur les rythmes scolaires a remis son rapport final à Luc Chatel, le 4 juillet dernier. Les commentaires se sont focalisés sur une proposition phare, la réduction des congés d’été. Si le gouvernement, affaibli politiquement, ne peut se permettre actuellement « d’ouvrir la boîte de Pandore », rien ne dit que ce rapport ne constituera pas le prélude à une série d’attaques d’envergure contre l’enseignement public. Le rapport du 4 juillet évoque principalement l’organisation de l’année scolaire, avec des préconisations qui rappellent ce que le Copil précisait en janvier : toutes les propositions sur les rythmes « ont en cascade, des incidences sur les missions, voire sur le statut des enseignants ». Sous couvert des rythmes, il s’agit ici de restreindre le droit aux études. Une diminution du temps d’apprentissage Le raccourcissement de deux semaines des congés d’été implique une […]
I. V. (avec agences) - leJDD.fr Le maire UMP de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, a décidé de "restreindre" à la rentrée prochaine l'accès des enfants de chômeurs aux cantines scolaires. Raison invoquée : le "manque de place". Parents d'élèves et opposition de gauche s’indignent. "Lorsque j'ai voulu inscrire mon fils de 10 ans à la cantine pour la rentrée, comme je le fais depuis quatre ans, on m'a rétorqué que quatre jours par semaine ce n'était pas possible car j'étais au chômage", a raconté à l'AFP, vendredi, Christophe, dont l'enfant est scolarisé à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Ce demandeur d'emploi confirmait alors une information parue dans le Dauphiné Libéré, et selon laquelle un changement du règlement intérieur des écoles publiques de la commune limite dorénavant l’accès à la cantine aux enfants de chômeurs. Raison avancée par la municipalité : un manque de place et la nécessité de durcir les critères d'inscription. Voté par le conseil municipal de Thonon-les-Bains […]
Michel Revol - Le Point Le Sénat a rejeté deux amendements défendus par René Dosière. Le député apparenté PS y voit la main du gouvernement. Les élus pourront continuer à bénéficier d'avantages en nature de façon discrétionnaire et à reverser une part de leurs revenus à qui bon leur semble. Ainsi en a décidé lundi matin le Sénat. René Dosière pensait pourtant avoir mis fin à ces pratiques, qu'il condamne. Le député apparenté PS a fait adopter le 28 juin, par une commission mixte du Sénat et de l'Assemblée, deux amendements en ce sens. Selon le premier, un président de conseil général ou un maire ne pouvait plus accorder, comme aujourd'hui, une voiture ou un ordinateur à un élu selon son bon vouloir. Afin de mettre fin à "l'opacité", l'amendement de Dosière disposait que, dorénavant, une délibération de la collectivité était nécessaire pour accorder un avantage en nature à tel ou tel élu. Le second amendement voulait mettre fin à la pratique de l'écrêtement. Un élu qui cumule […]
AEROPORT D'ORLY (France), 8 juil 2011 (AFP) Plusieurs membres de la campagne "Un bateau pour Gaza", dont le militant du NPA Olivier Besancenot ont atterri à l'aéroport d'Orly vendredi soir, affirmant que "la flottille n'est pas morte" et que "le combat continue", a constaté une journaliste de l'AFP. "La flottille n'est pas morte", a martelé Olivier Besancenot, acclamé par une vingtaine de militants à son arrivée d'Heraklion (Grèce), vers 22h30 vendredi. "Cette campagne, on a décidé de la rebaptiser "Phénix": la flottille renaîtra de ses cendres", a-t-il ajouté. Olivier Besancenot revenait de Grèce avec trois autres militants qui se trouvaient à bord du bateau Le Dignité: Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, Nabil Ennasri, président du collectif des musulmans de France et Nicole Kiil-Nielsen, député européenne EELV. D'autres militants qui se trouvaient sur le bateau sont rentrés mardi et plus tôt dans la journée de vendredi. "On rentre un peu secoués et fatigués mais plus […]
Par QUENTIN GIRARD envoyé spécial à bord du "Dignité" - Libération Depuis deux heures, ce mercredi en fin d'après-midi, le "Dignité" est amarré à Ormos Kouremenos, un petit port sur la côte Est de la Crête. Il a besoin de refaire le plein de fioul une dernière fois avant de pouvoir voguer jusqu'à Gaza. Soudain, alors qu'il a déjà récupéré 1000 litres et qu'il attend une deuxième livraison, une vedette militaire des gardes-côtes grecs surgit. Les passagers du "Dignité" comprennent immédiatement. Dans cette petite baie où il n'y a que des bateaux de pêche en bois, ils savent qu'elle est là pour eux. La vedette s'approche, une voiture banalisée arrive également sur le quai. Les garde-côtes réclament poliment les papiers. Commence alors une discussion de deux heures et un contrôle des documents de bord où tout est vérifié minutieusement. A bord les militants - parmi lesquels Olivier Besancenot - piétinent. "C'est trop bête", estiment-ils. C'etait la dernière étape avant la grande […]