Deuxième recul pour le gouvernement, même si des régressions persistent, la proposition de loi sur le travail du dimanche a été en grande partie vidée de son contenu. Nicolas Sarkozy tente de désamorcer les sujets de conflit. Après l’Éducation (lire page 5), il a lâché du lest sur la proposition de loi du député UMP Richard Mallié réglementant l’ouverture des magasins le dimanche. Mardi 16 décembre, un compromis semblait trouvé avec sa majorité, dont une partie prenait la défense du petit patronat fasse à la grande distribution. La notion de « zones d’attractivité commerciale exceptionnelle » (villes de plus d’un million d’habitants) disparaît : Paris, Marseille, Lyon et Lille ne dérogeront donc pas à la règle du repos dominical. En revanche, les magasins des zones touristiques, qui seront élargies, entre autres, aux Grands-Boulevards et aux Champs-Élysées, ainsi que ceux situés à Lille (parce que ville frontalière de plus d’un million d’habitants) pourront ouvrir tous les […]
« Les Français peuvent renverser le pays. Regardez ce qui se passe en Grèce », aurait déclaré Sarkozy, mercredi 10 décembre, lors d’un déjeuner avec les députés UMP à l’Élysée, d’après Le Figaro, dont la rédaction est sans doute agitée par les mêmes craintes. À l’heure où ces lignes sont écrites, les mobilisations de la jeunesse se poursuivent en Grèce. Leur force ne s’est pas démentie depuis le 6 décembre, date de l’assassinat d’un jeune de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, par un officier de police, à Athènes. Leurs racines sont profondes. Il y a bien sûr l’accumulation de forces permise par un mouvement étudiant et lycéen qui se développe depuis plusieurs mois, contre la marchandisation du système éducatif. Mais la mobilisation est aussi liée au contexte social global que connaît la Grèce, à la politique d’austérité menée par le gouvernement de « centre droit », aux scandales de corruption, au chômage élevé, notamment chez les jeunes (23 %), à la précarité, tout cela fortement […]
Coordination générale des Alternatifs lundi 15 décembre 2008 Le système capitaliste est en faillite alors qu’il nous est présenté comme le seul système viable. Des résistances porteuses d’espoir existent d’ores et déjà et des alternatives sont à développer et à construire : par exemple, la reprise d’entreprises par les travailleurs et travailleuses. Cela passe aussi par la lutte contre les réponses autoritaires et la casse des services publics. - EDUCATION : TOUTES ET TOUS ENSEMBLE, C’EST LE MOMENT ! Occupations d’écoles avec les parents et blocages de lycées, effervescence dans les Universités et en particulier les IUT, mouvements de désobéissance civile et mobilisation des enseignants-chercheurs ; les luttes de ces derniers mois contre la destruction de l’Ecole Publique s’accompagnent de nouvelles formes de mobilisation à une échelle inédite. Les sanctions disciplinaires, la répression, la criminalisation du mouvement, sont inadmissibles. Bien que les médias se fassent le relais […]
Mercredi 3 décembre, 19h44 Ironikart - LePost Coluche n'était certes pas un révolutionnaire, mais il avait au moins le mérite de rassembler autour de sa personne et de son discours pas mal de gens. Contre la démagogie et les faux-culs, contre les bien-pensants et les "responsables" qui nous gouvernent, il nous serait sans doute bien utile ces temps-ci. Qui aujourd'hui pour organiser une grosse manif du "Ras-le-Cul", avec un message aussi simple que limpide: "arrêtez de nous prendre pour des cons"? Ras-le-Cul de la pauvreté, de la précarité, du mal-logement, des gens qui ont faim, des gens qui dorment dehors ou dans un cagibi, de ne plus pouvoir remplir le frigo, de manger de la merde parce que c'est moins cher. Ras-le-Cul que l'on nous fasse croire que tout ira mieux demain, que les responsables ont les choses bien en main, qu'ils s'occupent de l'intérêt général. Leurs intérêts d'abord, leurs salaires et leurs avantages de PDG, de ministres, de sénateurs, le reste on verra après. […]
François Sabado : le NPA, une expérience inédite de construction d’un parti anticapitaliste François Sabado est membre de la direction nationale de la LCR et du bureau exécutif de la IVe Internationale. Une réponse à l’article d’Alex Callinicos L’article d’Alex Callinicos montre bien les changements opérés, ces derniers mois, dans la gauche radicale. Les caractéristiques de la situation et, en particulier, l’approfondissement de la crise du système capitaliste et l’évolution social-libérale de la social-démocratie, confirment un espace « à gauche de la gauche réformiste ». Cet espace ouvre des possibilités pour la construction de nouvelles formations politiques ou pour des initiatives comme celle des conférences de la gauche anticapitaliste, construction qui nécessite des clarifications. Certaines expériences recouvrent une diversité de courants. Si les frontières politiques entre ces courants n’apparaissent pas toujours nettement, en revanche, pour avancer, la question du soutien […]
Nous publions ci-dessous deux articles d’un dossier de la revue Critique communiste sur le processus de constitution du Nouveau Parti anticapitliste (NPA) en France et son contexte européen. Le premier est d’Alex Callinicos, un dirigeant du Socialiste Workers Party (SWP) en Grande-Bretagne et le second de François Sabado, un dirigeant de la Ligue communiste révolutionaire (LCR) en France. Alex Callinicos : Où va la gauche radicale ? Alex Callinicos est un dirigeant du Socialist Workers Party (Parti socialiste ouvrier) de Grande-Bretagne, ainsi que de son courant international, l’IST (International Socialist Tendency). L’article ci-après est une version abrégée d’un texte publié dans le n° 120 (automne 2008) de la revue International Socialism. Chemins divergents Ces dernières années, la gauche radicale a connu des fortunes très diverses. Le cas le plus important du côté négatif est celui du Partito della Rifondazione Comunista en Italie. Le parti de Gênes et de Florence vira […]
Cher-e-s ami-e-s, camarades, Notre mouvement politique, la LCR, est sortie des braises de mai 68, il y a quarante ans. Dans moins de deux mois, nous allons la dissoudre. Si nous voulons le faire, ce n’est évidemment par pour prendre nos charentaises. Au contraire : il n’y a pas pas moins de raisons, mais plus de raisons de se révolter aujourd’hui qu’en mai 68. Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous proposons de fonder avec d’autres un nouveau mouvement politique plus important que la LCR, un mouvement politique mieux implanté, dans toutes les entreprises, tous les établissements scolaires, toutes les villes et tous les villages, dans tous les quartiers populaires. Qu’existe un nouveau parti anticapitaliste, contre les discriminations, écologiste, féministe, pour la transformation révolutionnaire de la société est une nécessité absolue. Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous pensons qu’aujourd’hui, des millions de salariés, de jeunes, de chômeurs, […]
L’Express. Propos recueillis par, François Koch, Eric Mandonnet, publié le 26/11/2008 15:47 - mis à jour le 26/11/2008 18:29. A 34 ans, il a déjà été deux fois candidat à l’élection présidentielle. Il apparaît, dans certaines enquêtes, comme le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. Au moment où le Parti socialiste change de tête, Olivier Besancenot ne voit venir aucun changement de ce côté. Lui-même lancera, en janvier 2009, un Nouveau Parti anticapitaliste. A deux mois de son congrès fondateur, il explique sa stratégie. Evoque ses propositions pour juguler la crise financière. Et dévoile un regret personnel. L’imbroglio socialiste peut-il déboucher sur une nouvelle donne à gauche ? Je ne connais pas personnellement les dirigeants socialistes. Ce que je sais, c’est que Martine Aubry était d’accord avec Ségolène Royal pour voter oui au traité constitutionnel européen en 2005. Tous les candidats à la direction du PS, qui s’entre-tuaient pour des affaires de pouvoir, étaient d’accord […]